retour

Entouré de remparts, ce quartier historique représente la ville d’origine qui a été fondée sous le régime suédois en 1649

Lappeenranta : montée vers la forteresse
La forme élevée du promontoire, dont les pentes descendaient à l’origine vers le lac, a fonctionné comme une forteresse naturelle avant même que la moindre construction ne vienne renforcer la sécurité des lieux.

La ville a commencé à être fortifiée par les Suédois, juste après la Grande Guerre du Nord qui leur a fait perdre les territoires et forteresses frontalières du sud-est de la Finlande au profit de la Russie. Il s’agissait donc pour la Suède de sécuriser la frontière orientale de la Finlande.

 

Lappeenranta : la forteresse, mémorial de la bataille de 1741
Entourée de trois côtés par un lac, la ville était facile à défendre, ce qui n’a pas empêché les troupes russes de s’emparer de la ville en 1741.

Un monument a été érigé devant les remparts de la forteresse à la mémoire des milliers de soldats qui ont péri dans la bataille. Extrêmement sanglante, l’attaque commença à 2 heures de l’après-midi : les Suédois se retirèrent dès 5 heures après avoir perdu 2 000 hommes, tués ou blessés, sans compter le millier d’hommes faits prisonniers. La Russie pour sa part perdit 2 400 hommes.
Le monument est mentionné au point 6 du plan ci-dessous.

 

Lappeenranta : la forteresse, fortifications
La rue principale, Kristiinankatu, a été nommée d’après la reine suédoise, Christina, qui a régné au moment où le bourg primitif a reçu le statut de ville. Elle traverse la forteresse de part en part (jusqu’au point 5 sur le plan que vous trouverez à la fin de l’article).

Mais c’est à peu près tout ce qui subsiste de la période suédoise car la plupart des bâtiments datent de l’époque russe qui a duré de 1741 à 1917. Dès 1770, après que la frontière entre la Suède et la Russie a été déplacée à la rivière Kymi, les Russes ont en effet poursuivi le projet de fortification.
Parmi ceux qui dirigeaient les travaux de fortification se trouvait le comte Aleksander Suvorov qui avait été affecté à la tâche et envoyé dans le sud-est de la Finlande par l’impératrice de Russie, Catherine la Grane. La forteresse est ainsi devenue un lien important dans le système de fortification conçu pour protéger Saint-Pétersbourg.
 

 

Lappeenranta : la forteresse, fortificationsLappeenranta : la forteresse, fortifications
Quand la Finlande fut annexée par la Russie en 1809, la forteresse perdit son importance stratégique, même s’il y avait encore une garnison russe.

De 1819 aux années 1940, certaines des casernes ont été utilisées comme prison.

La forteresse de Lapeenranta a été restaurée entre 1976 et 2006 et aujourd’hui beaucoup de bâtiments historiques sont utilisés à des fins de musée.

 

Lappeenranta : la forteresse, place catherine
La plupart des bâtiments en bois datent de la fin des années 1800, alors que les casernes militaires en briques rouges datent du début du XXe siècle.

Ici, sur la place Catherine, les bâtiments en bois datent des années 1880 et ont été transformés en galeries et ateliers pour artistes et artisans.

Trois musées ont été implantés sur le site de la Forteresse : le musée de la Carélie du Sud (point 33 sur la carte ci-dessous), consacré à l’histoire de Lapeenranta et des cités voisines, le musée de la Cavalerie (point 13 sur la carte ci-dessous), et le musée des Beaux-Arts de Carélie du Sud (point 18 sur la carte ci-dessous).

 

Lappeenranta : la forteresse, mémorial de la vieille église

 

Derrière le musée de la Cavalerie, vous verrez un mémorial, surmonté d’une petite croix (point 10 sur la carte ci-dessous).

Il rappelle l’endroit où s’élevait l’église de Lappeenranta, avant qu’elle ne soit anéantie par la foudre en 1790 et que les édiles décident de reconstruire la nouvelle église à l’écart, en pleine forêt : voyez l’article principal, lorsque nous parlons de l’église Sainte Marie de Lappee.

 

Lappeenranta : la forteresse, église orthodoxe, intérieurLappeenranta : la forteresse, église orthodoxePar contre, l’église orthodoxe, la plus ancienne de Finlande, est toujours debout.
Elle a été érigée en 1785 par des soldats russes.

L’icône la plus précieuse date de plus de 200 ans : le tableau se trouvait à l’extrême droite du mur des icônes quand nous y étions.
Le tableau s’appelle « la Mère de Dieu de Tikhvin », il a été peint en 1794 à Yaroslavl. C’est la veuve d’un marchand, Matriona Kuvshinova, qui en a fait don à l’église en 1844.

Le plus grand des lustres est un cadeau que les marchands de Lappeenranta ont fait à l’église en 1864.

 

Lappeenranta : la forteresse, presbytère

 

Tout près de l’église, ce grand bâtiment de briques rouges, construit en 1910 pour des besoins militaires, abrite désormais la maison paroissiale orthodoxe.

 

Lappeenranta : la forteresse, à la mémoire des RougesLe Musée de la Carélie du Sud a été installé dans un ancien entrepôt d’artillerie construit en 1803.
A l’extérieur, une stèle attire l’attention : elle a été érigée en souvenir des « Rouges » capturés et exécutés à Lappeenranta durant les années 1918-1919 (traduction de l’inscription qui figure sur la pierre)

« La guerre civile finlandaise (27 janvier – 15 mai 1918) est un épisode troublé de l’histoire de la Finlande. Il se déroule lors de la période de transition pendant laquelle le grand duché de Finlande, composante de l’Empire de Russie, devient un État indépendant. Le conflit s’intègre dans un moment de déstabilisation nationale, politique et sociale causé par la Première Guerre mondiale. La guerre oppose les Rouges sociaux-démocrates et les Blancs commandés par le sénat conservateur. Les Rouges, comprenant des ouvriers et des travailleurs agricoles, contrôlent les villes et les centres industriels du sud de la Finlande alors que les Blancs, composés de paysans et de membres de la classe moyenne et de la bourgeoisie, contrôlent le centre et le nord rural du pays. » dit le début de l’article que wikipedia consacre au sujet.

 

Lappeenranta : la forteresse, café Majurska

 

Si vous ne devez pénétrer que dans un seul bâtiment, ce sera celui-là : le café Majurska.

Le bâtiment en bois date de 1850 : il avait été construit pour servir de logements aux officiers.

Aujourd’hui, c’est un atelier d’artisanat, où vous pourrez acheter une multitudes d’objets en tissu confectionnés sur place.

 

Lappeenranta : la forteresse, café MajurskaLappeenranta : la forteresse, café Majurska

 

Mais surtout, vous pourrez prendre un café et une pâtisserie en vous installant dans un des nombreux petits salons qui ont été aménagés dans la bâtiment.
Chacun a son style propre, sa décoration d’un autre âge : on se croirait invité par des hôtes raffinés, au début du XIXe siècle.

 

Lappeenranta : la forteresse, café MajurskaLappeenranta : la forteresse, café Majurska

 

Il est possible aussi de se restaurer à midi.
En ce qui nous concerne, nous avons largement fait honneur à leurs succulents gâteaux, deux jours de suite : d’abord quand nous avons visité la ville, puis le lendemain quand nous sommes revenus pour faire la croisière qui nous a menés jusqu’au canal du Saimaa.

 

Pour en savoir plus sur la forteresse, vous pouvez consulter le site officiel (en anglais) : sur la page de gauche, vous pouvez cliquer sur les liens pour prendre connaissance de son histoire mouvementée, tandis que, sur la page de droite, vous pouvez cliquer sur chacun des bâtiments pour avoir tous les renseignements le concernant.

 

Voilà le document (recto et verso) qui est distribué par l’Office de Tourisme de la ville.

Lappeenranta : le planLappeenranta : le plan, légende

 

retour